Traverses
Le chemin de fer a toujours suscité un grand intérêt tant sur le plan économique, historique que sur le plan social et culturel. Issu de la révolution industrielle (1830-1870), nationalisé en 1938 sous le nom de SNCF (Société Nationale des Chemins de fer), il soulève encore des passions.

Le monde de la presse et de l'édition s'en empare pour décrier et dénoncer les conditions sociales des agents SNCF, plus communément appelés cheminots. De nombreux ouvrages et revues enchantent les nostalgiques de la mécanique et des locomotives à vapeur ; d'autres célèbrent les hautes technologiques et les performances atteintes qui favorisent la renommée et les échanges économiques internationaux.

La SNCF serait-elle symbolisée seulement par la machine ? Cela semble se confirmer quand on interroge le grand public : trains, conducteurs et contrôleurs sont les termes qui viennent systématiquement à l'esprit des interrogés. Image incomplète et faussée pour cette énorme structure très complexe ! Image que nous avons souhaitée approfondir pour faire connaître une réalité humaine et technique qui œuvre discrètement.

En effet, une multitude d'hommes et de femmes évolue dans des métiers très différents. Souvent méconnus voire ignorés, ces cheminots qui travaillent dans l'ombre participent largement au bon fonctionnement du réseau ferroviaire. Ils sont menuisiers, soudeurs, électriciens, conducteurs, techniciens, contremaîtres…

Nous voulions leur rendre hommage et pour cela des prises de vues en situation s'imposaient ; c'est à travers deux sites SNCF, uniques en France, appartenant à la région SNCF de Limoges , que nous allons les découvrir tout au long de cet ouvrage :

- La production de traverses à Bretenoux/Biars (46.Lot)
- La fabrication et la maintenance de draisines à Brive-la-Gaillarde (19.Corrèze).

Véritable patrimoine historique, humain, sauvegarde d'une mémoire sociale et culturelle, évolution et mutation d'un savoir-faire, cet ouvrage se veut un simple témoignage.